[IP] Le chaud et le froid pour les Global Games 2016

Vous l’aurez compris, je fais allusion au chaud de la Floride, d’où viennent les Orlando Magic et le froid du Canada, contrées glaciales des Raptors de Toronto, car oui, en vrai, ce ne sont pas des dinosaures. Je ne pense donc pas du tout au show tout-à-fait réussi de cette nouvelle édition des Global Games de Londres. Tellement réussi qu’on aimerait bien enfin, revoir la couleur en France d’un match NBA. Même un match de pré-saison, histoire de se chauffer un peu. On veut même bien accueillir les Sixers s’ils sont en galère de créneau d’entraînement à Berlin ou Rome (oui, on est vraiment les cons de l’Europe…)

Quoiqu’il en soit, Londres sait recevoir les événements sportifs avec sa somptueuse O2 Arena (ne cherchez pas à comparer avec le POP… euh pardon, l’AccorHotels Arena de Paris Bercy, qui même rénovée -oui l’intérieur est classe, moderne et c’est juste pas trop tôt- fait pâle figure à côté du complexe O2.) et ce match NBA de saison régulière, ils le méritent amplement !

Pourtant les British, on ne peut pas dire qu’ils sont dingos dingues de Basket… mais y’a un truc -sûrement la bière- qui rend même l’affiche la plus naze, spécial dans cette bonne vieille ville.

Juste le temps de grimper dans mon Eurostar préféré -je déteste l’avion, les trajets en train me vont donc TRES bien- le jour du match, zappant pour de sombres raisons professionnelles l’avant veille (entraînements ouverts aux médias dans une salle annexe) et la veille (entraînements dans l’O2 et petits ateliers avec des enfants) et accessoirement quelques petites rencontres sympas dans des boutiques (Muggsy Bogues en séance dédicace chez JD Sports et d’autres joueurs chez leurs sponsors respectifs).


A noter  l’effort surhumain d’adidas qui dans sa plus grande boutique du centre ville n’aura même pas réussi à caser quelques maillots NBA. Ok les gars, vous avez lâché le contrat mais il vous reste un an, faut pas dormir maintenant !

A la sortie du train, direction l’hôtel des Raptors, en mode valise à roulettes, sac à dos et les yeux ouverts en grands. Premier passage d’un pas assuré, je croise un gars avec un badge NBA à peine dissimulé sous sa cravatte. Tiens, avec ce froid, ça sent le départ -ou l’arrivée- imminent. Pas de bus devant l’hôtel, sûrement une fausse piste, on me l’a fait pas !
Alors, afin d’éviter les engelures, je repars vers le métro, je verrai les dinos plus tard… sauf que 10 mètres plus tard, je vois deux bus pointer le bout de leurs carlingues avec à l’intérieur des têtes qui dépassent largement les tailles standards. Et ouais, le hasard faisant parfois bien les choses, voilà les Raptors de retour de l’entraînement en direct live !
Je faisais donc d’un pas sûr demi-tour sortant d’un geste moins sûr mon feutre et mon portfolio lorsque je perçu dans les yeux du monsieur à la cravatte une frayeur intense. Celle qui fait faire des gestes de protection envers ceux qu’il est censé… protéger. Et pour résumer, je me suis fait bloquer par 2 molosses m’expliquant que je n’avais rien à faire là (ça restait à prouver mon pote) et qu’ils ne signeraient rien.
On était en fait deux gusses, un autre sortant lui aussi de nulle part, à l’accent slave très prononcé tentait aussi sa chance et se vit recevoir à peu près les mêmes exigences de recul.

Alors là si c’est pas les nerfs, l’ascenseur émotionnel dans toute sa splendeur. Tous les joueurs m’étant passés devant, le champs libre, les deux mecs de la sécu m’expliquèrent un peu plus sereinement que je leur avait fait peur -muf !- avec ma valise, qu’ils ne pouvait pas savoir ce qu’il y avait dedans, qu’ils ne pouvaient pas prendre de risque car je pouvais avoir une bombe. Bon, les arguments d’extrêmes vigilences peuvent se tenir, ils font leur boulot, sans aucun état d’âme ni psychologie mais ils le font… bien.

Point de vue collectionneur et fan, ça fout les boules, sans discussion possible.

Mais j’étais là avant tout pour le match, alors après une halte pour poser ma valise chez mes hôtes, je pouvais prendre la direction de la salle… Naaaaaaaaaaaan please ! Vous me connaissez maintenant, têtu comme un âne, je devais retourner à l’hôtel avant le match !

Cette fois-ci posté devant l’hôtel du Magic, je tombe sur un couple de fans, facilement reconnaissables par leurs vêtements de… fans 🙂 Je leur demande s’il y a eu une activité et jusqu’alors, rien à signaler. J’attends donc jusqu’à ce que quelqu’un de la sécurité s’approche. Très poliment, il me demande si je suis un fan à la recherche d’autographes. En effet mon ami, c’est bien pour ça que j’attends dehors dans ce froid de canard, pour obtenir quelques petites gribouilles de mes joueurs favoris, tu as vu juste ! Plus sérieusement, de manière très sympathique, il m’explique qu’il « souhaiterait » que je me déplace un peu à l’écart, pour ne pas attirer la foule (j’en rigole encore) et surtout ne pas déranger la sortie des joueurs. Il m’explique que je pourrais appeler les joueurs et que ça sera à leur convenance de venir, ou non. Je lui dis que je comprends et que je me plierais à ses exigences (compréhensibles et intelligentes !)

Devant me sauver pour une obligation à quelques rues, je lui dit -et il s’en balance, faut le reconnaître- que je reviendrais 30 minutes plus tard, en espérant que tous les joueurs ne soient pas encore partis.
Un aller/retour express, qui m’a donné l’occasion de, de nouveau louper la sortie des Raptors, plus tard et je reviens devant le palace. Reste un bus, c’est déjà pas mal, mais plus de fans, je suis seul dans la place. Le mec de la sécu de la NBA me voit revenir et me dit qu’il reste « quelques gars ».

Les quelques gars en question étaient ceux que j’attendais en fait le plus, à savoir les vieux, les ex-joueurs qui ont intégré le staff, comme le coach Scott Skiles qui m’a signé ces deux cartes :

Puis un de ses assistants, Mario Elie, le champion NBA avec les Rockets de Houston. Il est venu vers moi avec un sympathique « hey what’s up buddy » qu’on pourra traduire par un « Yo mon gars, qu’est-ce qui t’amène dans ce grand froid ? »

Lui s’arrêtant à une seule carte, faut pas déconner…

Puis c’est au tour de Shabazz Napier de pointer le bout de son nez… malade (il était inactif sur la feuille) et là, j’ai dû le laisser filer, il ne voulait pas signer.

Tout le contraire pour le suivant à se présenter, Channing Frye, le vétéran qui apporte tant à l’équipe selon les mots de Scott Skiles en conférence de presse pré-match.

Et enfin les frères siamois, Evan Fournier et Nikola Vucevic, qui ne sont jamais bien loins l’un de l’autre.

Un petit pour rappeler au bon souvenir d’un All-Star Game LNB pour Evan et le faire marrer et au tour de Nikola.

J’ai un peu été abandonné par mon fidèle feutre, le froid n’aidant pas. D’où l’alternance entre pointe épaisse et -très- fine.

That’s all falks, en route pour la salle !

Cette année, vigilance oblige, une fouille complète était organisée directement les portes passées. Le tout bien organisé, sauf pour les porteurs de sacs puisqu’il n’y avait qu’une seule machine à rayons X… un peu con et léger comme organisation. Pour autant, les portes ouvrant à 18h, soit 2h avant le match, il faut vraiment le vouloir pour rater le début du match.
Ma contrainte était différente, en effet, je devais récupérer mon accréditation avant de pouvoir pénétrer dans la salle.

Le précieux sésame remis, un rapide tour en salle de presse qui était déjà pas mal remplie, quelques poignées de mains et j’allais vers le plan de la salle où chaque journaliste ou photographe doit trouver sa position. Malheureusement, mon nom n’était nulle part. Ca fait un choc et le palpitant s’active rapidement dans ces cas-là ! Après une petite discussion avec l’attachée de presse, elle s’excuse et m’explique qu’elle a complètement oublié de répondre à mon dernier mail sur la question du positionnement dans la salle. Une fois de retour en salle de presse, c’est l’heure des sandwich pour les gloutons (ça c’est vraiment une constante, on dirait que les mecs viennent pour bouffer, et vas-y que je te prends 5-6 sandwichs, 3-4 cookies… le principe de partage, la bonne éducation, on fait tout valser, on s’en fout, on est là pour se sustenter, euh bosser !)

Finalement après une discussion assez froide avec les photographes British, l’un me demande si je suis aussi à la recherche de ma place, je réponds que oui, presque heureux qu’il m’adresse la parole. Un gentil bonhomme passera donc quelques instants plus tard pour nous guider vers nos places.

Là, imaginez 5 idiots du village en plein milieu d’une arène vide qui regardent au loin des petites passerelles métalliques réservées aux caméras télé.

« Ca c’est votre place ! »
-« … »
« Mais bon, comme vous êtes nombreux, on va vous laisser vous balader tout autour du niveau 1 »
-« … … … et les escaliers ? »
« Vous pouvez »
-« On peut quoi ? On peut descendre dans les escaliers pendant le match ? »
« Vous pouvez »
-« Jusqu’à la première marche ? »
« Vous pouvez »

Concrètement et pour jouer le jeu, j’ai effectivement pu me balader autour du 1er niveau, jusqu’en bas des marches… mais finalement pas que ! Mais avant de vous raconter ça, l’échauffement.

Là, peu de contrainte, je dois seulement éviter de longer la table de marque mais le parquet est librement accessible (au bord). C’est sympa car l’animation créée par la sortie des joueurs un par un -en général- monte en régime en même temps que le public arrive. A plus d’une heure du coup d’envoi, les assistants coachs sont à fond, enfin presque.

Côté Raptors, Jerry Stackhouse ne fait pas grand chose à part rigoler et serrer des mains ! Sympa le taf Jerry ! Par contre Jamaal Magloire est un sparing partner de choc pour Bismack Biyombo et les autres intérieurs. D’ailleurs on le retrouve litéralement le cul par terre après un bon gros in your face posé par Biyombo. Il a encore le physique Magloire mais face à la masse, c’est pas si facile.

A noter que je ne mets pas les mêmes photos que celles publiées dans mon récap sur Street Rules, donc n’oubliez surtout pas d’aller y jeter un oeil !

Mario Elie de l’autre côté sifflote en faisant quelques dribbles.

Ca s’active un peu en coulisses avec les conférences de presse de Scott Skiles et d’Adam Silver. Scott Skiles tire une tronche assez impressionnante, il a l’air militaire, peut-être avait-il senti que le match de Londres lancerait une série très moche (10 défaites / 1 victoire en cours actuellement) pour son équipe.

J’en profite pour vous rappeler et vous inciter à me suivre sur Instagram https://www.instagram.com/kheircards23/ ainsi que sur le compte de Stret Rules car je live post au maximum lors d’événement de ce type ! Et des photos du bord du parquet, c’est plutôt sympa non ?

Bref, un retour rapide sur le parquet pour la fin de l’échauffement et refaire quelques clichés.

Les mascottes se mettent en place, les cheerleaders et les légendes aussi, allez place au match !

Et oui mais c’est le problème quand on bosse, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, enfin l’accred et le spectacle plus précisément. Donc je me contente de quelques bribes d’action entre deux déplacements. Car oui, au début, j’ai bien respecté les consignes, dès que je voyais une place libre, je la prenais, ce qui m’a donné beaucoup de clichés de spots différents. Sympa mais ça n’est tout de même pas ce qu’on espère.

Puis de déplacement en déplacement, j’ai trouvé un spot sympa non loin du banc du Magic. Après m’être fait virer une première fois, en faisant le tour, j’ai trouvé un bien meilleur spot, juste à l’angle des tribunes presse, à côté de nos commentateurs préférés de BeIN Sports.

Les légendes sont présentées et peuvent entre deux petites séances d’applaudissement admirer le spectacle du bord du terrain.

Rick Fox, la surprise du chef. Muggsy Bogues était annoncé, tout comme Hakeem Olajuwon (les deux anciens des Raptors, sisi) et Horace Grant, l’ancien du Magic.

L’occasion pour le grand Horace de nous montrer une de ses bagues de champion avec les Bulls, classe !

Mais il n’y en a pas que pour les légendes ! N’oublions pas le formidable travail des cheerleaders, ça serait dommage.

Et mine de rien, les joueurs d’Orlando ont bien remonté leur retard et reprennent sur le fil les Raptors qui se sont laissés aller. Du coup, dans une grosse ambiance, on est partis pour des prolongations et vous savez quoi, je crache pas dessus…

L’occasion de faire quelques nouvelles photos, avec une tension apparente sur le terrain. Evan Fournier sort un gros match mais Kyle Lowry lui répond et c’est finalement le second qui aura raison.

Pendant la prolongation, j’ai assisté à une scène culte, un mec (VIP à priori) totalement bourré, chemise ouverte, qui demande à Muggsy Bogues et Rick Fox, assis juste derrière lui de lui garder sa veste… ils en rigolaient mais le mec était tellement loin.

Après le match, j’ai demandé quelques petites photos souvenirs à Rick Fox et Muggsy Bogues ainsi qu’à Raptor, vous savez comme j’adore les mascottes non ?

Le parquet se transformant peu à peu en grande salle VIP, Jamaal Magloire et Andrew Nicholson sortaient aussi par la zone mixte. Je n’ai finalement pas attendu aussi longtemps que prévu devant la zone mixte, préférant plier bagages et filer vers… vous savez quoi non ?

L’homme de sécu de la NBA étant toujours présent devant l’hôtel d’Orlando, il rigolait de me voir de nouveau, s’attendant à voir des joueurs de mauvaise humeur revenir.

Et effectivement, Jason Smith, C.J. Watson, entre autres n’ont pas voulu s’arrêter. Vucevic et Fournier toujours clean m’ont dit un mot, Victor Oladipo en bon franchise player s’est arrêté pour me signer une carte.

Et puis c’était tout pour Orlando… une dernière poignée de mains avec la sécu, le remerciant d’avoir été encore une fois intelligent et compréhensif.

De l’autre côté, la sécu des Raptors était toujours si pénible… j’ai pu avoir Kyle Lowry.

Et ce pour qui j’avais fait tout ça, aka Jerry Stackhouse !

Une SPx de plus, yeaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhh !!

Très sympa en plus Jerry, très content car je lui ai écrit plusieurs fois sans succès, je ne pensais pas pouvoir ajouter cette carte un jour dans ma collection.

Et cette fois, c’est vraiment terminé, 9 autographes récoltés dont ceux que je souhaitais vraiment, Mario Elie, Scott Skiles, Jerry Stackhouse et Kyle Lowry mais pas DeMar Derozan ni Jamaal Magloire et Muggsy Bogues (encore moins Rick Fox du coup). Mais c’est déjà plus que ce que j’espérais. Le fan est comblé et le photographe… bah ça, c’est plutôt à vous de me le dire. Si mon travail vous plaît, alors je suis comblé. Dans tous les cas, l’expérience a été fantastique et en appelle je l’espère beaucoup d’autres.

Allez on se remue et on espère, à Paris, l’année prochaine ?

Alors stay tuned my friends, j’espère que ce (long) récap vous aura plu. Commentez, ça me fait plaisir 😉
Kheir

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