[IP] New York version 2013

21 mois, c’est ce qu’il m’a fallu attendre avant de pouvoir retourner à New York. La dernière en février 2012, je m’en souviens encore comme d’un voyage extraordinaire au point de vue Basket. Avec l’apogée de Jérémy Lin, on y était, et aujourd’hui, on en parle encore mais comme d’un énorme manque dans la Big Apple. En effet, personne n’a comblé -niveau Hype- son départ et dans le jeu, le début de saison est plus que poussif pour les Knicks.

Pour autant, les Nets ayant déménagé à Brooklyn, j’étais obligé de faire un passage de l’autre côté du pont pour voir le Barclays Center de mes yeux et surtout cette équipe richissime enregistrant les arrivées de Garnett, Pierce, Terry, Kirilenko… en action !

C’est donc la première étape, dès le lendemain de notre arrivée. Premier point, les transports. Officiellement sur le site des Nets, il est plus que facile de se rendre depuis Manhattan à la salle. 22 minutes de trajet annoncées ! Dans les faits, si vous avez le malheur -comme nous- que le match se déroule un week-end, vous rigolerez déjà beaucoup moins et le temps de parcours sera facilement multiplié par deux, voir trois. La bonne nouvelle, c’est qu’en sortant finalement du métro (si vous y arrivez !), la salle est à vos pieds. Pas besoin de marcher 10min, ça c’est un point fort. D’autant que le retour, à la mode Américaine, très bien organisé est appréciable (là vous ne pouvez pas vous planter si vous dormez à Manhattan, c’est EXPRESS.)

La salle de l’extérieur est magnifique, une vraie « arena » moderne dans toute sa splendeur. En arrivant 1H40 avant le match, il n’y a quasi personne, les portes ouvrent 1h avant le début du match. Le niveau de sécurité a considérablement augmenté en NBA et les salles se plient donc aux nouvelles règles, détecteurs anti-métaux, fouille de sacs puis corporelle. Tout est assez bien fait et ça prend donc beaucoup de temps. C’est pour quoi, toujours prévoir d’être bien en avance si on ne veut pas louper le début du match…

Je n’avais pas consulté sur le site de la salle les règles d’usage pour les appareils photos, bien mal m’en a pris. Je suis pour autant tranquillement passé à la fouille avec mon appareil Reflex et mon objectif (pour rappel, un Canon 70-200, f2.8, cherchez sur google, vous verrez que c’est imposant…) Bref, comme dirait l’autre, j’ai tenté et j’ai vite été deçu.

Une fois entré dans la salle, à la manière du Madison Square Garden, j’ai cherché à accéder au plus près du terrain pendant l’échauffement. BIIIP DENIED ! Un premier refus, je me dis à cet instant que la dame est mal lunée mais qu’on arrivera bien à accéder au parquet depuis notre entrée. Mais non, même combat, même constat et on est priés -je résume mais dans l’esprit, c’est assez proche- d’éviter de faire chier, « ici on est pas au Madison Square Garden », d’aller nous asseoir sans broncher.
Bon, dans notre section, nos billets nous offraient bouffe et boisson illimitées pendant toute la soirée. Autant vous dire que les serveurs des petites échoppes dans les travées du stade ne comprenaient pas trop que JE ne comprenne pas le principe de l’illimité. Je pensais que l’on devait choisir une fois quelque chose à manger et à boire et après c’était fini… Non non, c’était illimité PARTOUT, dans tous les points de vente et vraiment TOUTE la soirée. Assez étonnant mais je comprends mieux le désintérêt et le manque d’ambiance dans la salle, les gens doivent être tellement pleins qu’il ne peuvent même plus soutenir leur équipe, j’y reviendrai…

Aller chercher le premier pot de pop corn (qui aurait pu nourrir ma famille pendant 3 jours) m’a permis d’aller RE-tenter ma chance auprès d’un autre stadier afin d’accéder au parquet, c’était peine perdue, aucune émotion à la vue de mon classeur plein de cartes désespérément vide d’autographes.

Faut pas se laisser abattre, je me rattraperai sur les photos pour vous, amis lecteurs -et accessoirement maintenant que j’ai bien compris le principe, sur la bouffe !-
Une fois assis, je décide les mains pleines de gras de sortir mon petit matériel amateur de photographie. Et là  un sympathique hôte ma fait friser les moustaches en me tombant dessus sans crier gare m’indiquant que je devais ranger mon jouet. Il m’a lu mot pour mot la « camera policy » de la salle. Inutile de jouer le bon crétin Frenchie dans ces cas-là, rien n’y a fait. Pas même ma tentative d’explication que j’avais effectivement un objectif pro (que je pouvais remplacer par un plus petit) mais que mon boitier lui, ne l’était pas… c’était jouer sur les mots et le bon gars faisant son travail, je n’ai pas cherché à me battre plus.

Ma seule photo prise de « qualité » est par conséquent celle-ci :

Je sortais  joyeusement (grbmlf@ç_èé’!!!) mon appareil compact. Pas si dégueu que ça vous me direz ! Oui sauf que pauvre débile que je suis, il aurait fallu le recharger avant… comment vous dire, un sentiment de sol qui s’effondre sous mes pieds, ça peut paraître très con mais sur le coup la déception est énorme.
Après une vengeance en règle sur un double hot-dog, le match commence mon puissant iPhone à la main.

Donc pas d’autre photo, la qualité n’étant vraiment pas au rendez-vous. Pour résumer le match, je dirais longue domination des Pacers pendant 20 minutes puis réveil des Nets. Puis de nouveau longue domination des Pacers avant une tentative de réveil beaucoup trop tardive des Nets.
Garnett est selon moi cramé, Pierce pas loin aussi. Kirilenko a beaucoup manqué (blessé) et Hibbert a dominé Lopez. Le jeu collectif d’Indiana était trop puissant. Même Jason Kidd et sa science du jeu n’y pouvait rien…
Nous étions assis à côté de deux touristes chinois qui ont raté environ 3/4 du match, je ne comprends toujours pas bien ce qu’ils ont fait, pourtant le gars avait un maillot de Reggie Miller. Ce qui a largement agacé la famille de Brooklyn installée à notre droite. Au moins supporter les Pacers dans un environnement hostile nous a bien fait rire !

Et pour vous donner l’eau à la bouche, le délicieux cupcake des Nets :

C’est triste mais je dirais pour finir, club propriété d’un milliardaire Russe, sans âme, sans histoire. Selon moi, lors d’un déménagement de franchise, la NBA ne devrait pas faire suivre les titres, fresh start et basta !

Quelques jours plus tard, c’était bien au Madison Square Garden que nous avions rendez-vous. Salle mythique par excellence, rénovée de fond en comble depuis 3 ans (pour un coût démentiel estimé à plus d’1 milliard de dollars). Les Knicks restaient sur une grosse défaite au MSG et devaient affronter Houston, pas simple…

Pour éviter tout problème, je n’avais pris que mon appareil compact cette fois -et chargé-. 1h30 avant le match, prêt dans la file à courir au GO des stadiers. Et cette fois, pas de mauvaise surprise, spot pris du côté de l’échauffement des Rockets. De fait, passage inversé pour les entrées et sorties de joueurs, c’était bien ceux des Knicks que j’attendais. Peu étaient de sortie, le fou génie Metta World Peace, Pablo Prigioni du côté des Knicks et Dwight Howard, Jeremy Lin, Ronnie Brewer, Omer Asik et Omri Casspi du côté des Rockets.

J’ai trouvé les Rockets incroyablement détendus. Certains joueurs signant même des autographes à des gamins des premiers rangs.

Quelques flous artistiques des passages de fin d’échauffement de MWP qui m’a tapé dans la main mais ne s’est pas arrêté :

Et Pablo Prigioni qui lui s’est bien arrêté et m’a bien fait rigoler, jugez-plutôt la première carte qu’il a signée :

qui m’offre donc ma première error card IP ! Il était confus en se rendant compte de son erreur et m’a signé cette fois la bonne :

J.R. Smith fait son entrée et rapidement sa sortie, comme à son habitude il s’arrête. Là j’ai été piégé par le feutre d’un gamin m’ayant très habilement collé au train, faufilé juste à mes côtés, qui a failli me flinguer ma carte (feutre gris merdique à souhait, j’en ai déjà parlé), heureusement il a bien voulu signer de nouveau avec mon feutre.

Soudain (là vous tremblez, soudain, c’est quand même le summum du suspens écrit !), soudain disais-je, Kenyon Martin apparut. Et presque aussitôt il disparut avec ses poches de glace autour des genoux, il m’a lancé le fameux « i’ll come back after, after » qui veut toujours dire qu’ils ne reviendront jamais, jamais.

Puis l’œil avisé de ma petite femme tournant à plein régime et à 360°, m’alerta de l’arrivée d’un grand bonhomme au costume -limite côtelé- d’un marron un peu dégueulasse des 80’s sur ma gauche. Ni une ni deux, ma voix se transformait instantanément tendant vers un son aigu des plus douteux pour laisser échapper un « LAAAAARRRYYYYYYYYYY, PLEASE LAAAAAAAAAAAAARRRRRRRRYYYYYYYYYYYYYYY !! » auquel il restait sans voix.
C’était bien Larry Johnson qui venait de me passer devant et que je croyais perdu pour de bon lorsqu’il partait au loin saluer John Starks en plein milieu du parquet.
Mais Larry Johnson en bon ambassadeur qu’il est me fit le plaisir de revenir et là autant vous le dire directement, je l’ai pas loupé !

Je pense que ma tête d’imbécile heureux est assez parlante, pas la peine d’en rajouter 😉

Une des plus belles cartes signées en personne assurément. En plus la semaine de la sortie de la rétro de la Converse Aerojam, joli clin d’œil (dont j’ai fait l’acquisition à NYC).

Après ça puisque plus aucun joueur du côté des Knicks, il a fallu rejoindre nos sièges (c’est la règle), mais il restait encore James Harden côté Rockets, nous avons traversé les gradins jusqu’à l’opposé pour espérer un autographe du barbu le plus célèbre du Texas. Sans succès puisque lui aussi nous offrait une photo en mode flou artistique.
Par contre une autre grosse surprise se présenta à nous en la personne du quintuple champion NBA, ex-GM des SUNS, j’ai nommé STEVE KERR !!!!

Il a bien voulu faire une petite photo « very quickly » puisque son direct l’attendait à 2 pas et qu’à priori il n’était pas en avance. Sa présence expliquant l’absence de Walt Frazier, le match étant diffusé en national sur TNT.

Cette fois et après quelques photos souvenirs, il faut vraiment rejoindre nos sièges. Les gradins se remplissent peu à peu au rythme de l’hymne puis du dernier échauffement et enfin de la présentation des joueurs.
A noter que les sièges ont été changés et que franchement c’est un régal, on est enfin correctement installés, pour le prix, c’est à mon sens le minimum.

Place au match et alors qu’on croyait se diriger vers une nouvelle claque, Melo est sorti de son relatif silence, finissant la première mi-temps avec 24 points. Bargnani très étonnant en défense fait la misère à Dwight Howard (qui finira le match à 7 points de mémoire) et fait très fort en attaque. Le jeu n’est pas très fluide mais en tout cas il y a match. Et même si les Rockets prennent à plusieurs reprises +9, les Knicks trouvent le mental pour revenir.


Fait de match avec la blessure de Smith après quelques secondes de jeu côté Houston, grave puisque les ligaments touchés, il sortira après le match en béquilles…


Cette fois, malgré les cris des supporters, on a vu Dwight Howard réussir un 5/8 aux lancers !

On a vu aussi James Harden bouder et pleurer en plein milieu du terrain… étrange !

A noter une salle à notre goût un peu moins chaude que d’habitude, plus de « everybody clap your hands », moins de musique, bref moins d’ambiance… jusqu’au moneytime, +3 en faveur des Rockets, gros 3 points de Melo non accordé par les arbitres, Harden ayant fait faute avant. Malgré une dernière tentative de Smith, les Knicks ne reviendront pas. Melo termine avec 45 points, 10 rebonds, 4 passes et Harden 37. Pas de Omer Asik ce soir-là qui comme son copain Harden boudait, mais lui sur le banc.

Le retour du héros Jeremy Lin n’en aura pas vraiment été un, il a fait son match, parfois hué, parfois applaudi. Nous étions assis à côté de celui qui a découvert Francisco Garcia (et tous les Dominicains actuels de NBA et de France), qui nous a révélé quelques anecdotes rigolotes. Garcia lui a fait mal avec des 3 points au bon moment.
Défaite logique mais encore une fois, il y a eu match…

On quitte le Garden non sans mal avant d’affronter de nouveau le petit vent frais des avenues New Yorkaises. Non sans un passage obligé par la sortie des joueurs. Cette fois, pas de suspens, à part des voitures et un bus se remplir, on a rien vu, même McHale n’a pas voulu venir se geler les miches près de nous.

J’espère vous avoir fait vivre un peu de ce voyage et vous avoir donné envie une nouvelle fois d’économiser pour vous offrir un voyage aux USA et vivre l’expérience en vraie. Si c’est le cas, ça sera à mon tour de baver devant vos photos et j’espère que ça sera le cas pour beaucoup d’entre vous. Vivez votre passion, c’est le plus important.

Stay tuned !
Kheir

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