Les NBA Global Games débarquent à Londres

Ceux qui me connaissent savent (car ils le subissent au quotidien) que je suis toujours en retard, mais bizarrement quand il s’agit de NBA, je suis plutôt du genre en avance…

C’est pourquoi nous partions mercredi matin de Paris, soit 36h avant le nouveau match de saison régulière NBA joué à l’O2 Arena de Londres, prévu jeudi à 20H45. Les Hawks d’Atlanta devant affronter les Brooklyn Nets qui restaient sur une bonne série. Pas l’opposition du siècle mais tout de même assez pour en avoir pour son argent.

L’argent justement, parlons-en un instant car sur ce point, en un an, ça ne s’est pas arrangé. Si le prix des billets ne me choque pas plus que ça si on les compare à certains concerts ou autres activités équivalentes (j’ai payé 75£ pour être dans le premier anneau limite corner). Ce qui me dérange plus, c’est d’être pris pour un con (il faut le dire) sur la réservation des billets. Le site d’AXS (société gérant la vente de tickets pour tous les événements de l’O2) étant le plus mal foutu que j’ai jamais vu et ce, deux ans de suite !

M’étant inscrit assez tôt, j’ai pu avoir accès à la prévente, prévu le 31/10. Après le temps qui va bien à attendre comme un imbécile dans leur file d’attente virtuelle, (plus de 2h tout de même), voici ce qu’on pouvait voir :

Donc vous remarquez déjà que les sections courtise de sont pas disponibles à la vente, tout comme le floor row. Et pour les autres, et bah mon vieux, c’est la même chose ! Selon le site, plus rien… puis tu t’agaces, tu recharges (3 ordis différents sur plusieurs connexions internet, quand je fais le psycho, je fais pas à moitié) et 1h plus tard, tu tombes sur une page comme celle-ci :

Et là tu te dis que tu ne verras pas Big Ben cette année. Et puis sans comprendre, dans la section 4A, (bien haut !) 2 places cote à cote, tu achètes la mort dans l’âme en te disant que tu vas teeeeeeellement kiffer quand tu y seras… ou pas ! Fallait voir le Twitter de l’O2 Arena et d’AXN ce jour-là, y’avait pas que des noms de petits oiseaux qui volaient (et pas que de moi !)

Puis le lendemain, jour férié, agacé, je me suis dit que sans pression, vers 10h, sur un malentendu, je trouverais peut-être de meilleures places. Et là même bordel, mais un peu plus rapidement, j’ai pu trouver les fameuses places à 75£ tout de même beaucoup mieux placées. Celles à 60 auront fait deux Allemands heureux finalement…

Tout ça pour dire que presque 3 mois après ce joli cirque pour réussir à dépenser mon argent, nous y étions, enfin, après un petit passage sous le tunnel qui va bien, merci pour lui.

Après un tour de tube et un bref passage pour poser nos affaires à l’hôtel (fort bel endroit d’ailleurs, que je vous conseille absolument -j’entreprends une progression vers un blog voyages lentement mais sûrement, paraît que c’est tendance- le K K Hotel pour les curieux), nous nous dirigions Manuela et moi (Ah oui PAUSE ! Pour 2014, c’est frais, c’est tendance, ma femme a enfin gagné son identité,  elle l’a bien mérité après ces années d’assistanat photo et tout bientôt sa mutation vers le poste de Community Manager :)).

Nous nous dirigions disais-je vers Oxford street AKA la rue à éviter quand t’es local et la rue que tu crois que tu peux éviter quand t’es touriste, mais en fait non, et plus particulièrement la tournée classique Foot Locker (House Of Hoops), Adidas et JD Sports.

Le premier pour voir si comme l’année dernière, un event était prévu (lancement d’une paire, séance dédicaces peut-être ?). Je savais que les cheerleaders des Hawks devaient passer le midi mais il y avait eu un veto du côté de Manuela (étrange mais j’aurais ma vengeance plus tard !) et de toute façon même en courant, on aurait pas pu les voir.

JD Sports avaient annoncé la présentation du trophée NBA, là aussi loupé, puisque c’était la veille.

Et Adidas, bah ils ont fait du Adidas, ils sont sponsors officiels de la NBA avec une magnifique boutique et ils font… rien et renvoient gentiment vers les autres boutiques pré-citées, commerçants les gars !

Puis j’ai fait les concours, TOUS les concours, participer au concours à 3 points ? DENIED. Trouver à 13H30 un représentant de la NBA dans la rue et répondre à une question pour gagner des places, pas essayé, trop chiant ! Donner son meilleur souvenir de Basket sur la page Facebook de Kothai Sport, là aussi, ils ont préféré une fille qui raconte ici son expérience. Au passage Agathe la prochaine fois, pique un vrai appareil photos quand tu gagnes des places de ouf comme ça… bon et le concours BeINSports, perdu aussi. On ne sera pas VIP mais bien en mode fans et j’aime ça !

En route finalement pour être tout devant à l’ouverture des portes annoncées à 18H30. Si vous voulez voir quelques photos du chemin qui vous mène à la salle, je vous conseille cet article qui résume très bien le tout.

Vous vous souvenez peut-être si vous me lisez souvent, l’année dernière, j’avais râlé sur l’organisation pitoyable de l’O2 qui n’avait manifestement pas prévu assez de personnel pour fouiller le public, ce qui avait créé des files d’attente de folie. Et bien cette année, youhou ! Malgré l’arrivée massive à notre sortie du métro de tout un tas de gens qui avaient manifestement la même envie que nous, aucune attente ! Fouille au corps directe (y’en a qui aiment ça).
Ah oui mais qui dit fouille, dit re-belote de galère pour faire passer mon objectif. Et bien j’ai usé de la même tactique en version presque plus idiote, bouteille d’eau en verre en évidence, appareil photos avec petit objectif monté. Mais cette fois-ci il a été plus malin et sous l’écharpe, le bonnet et les BN, il a bien trouvé l’objectif. Coup de chaud « c’est quoi ? » – « euh, quelque chose pour mon appareil photos » – « OK bon match ». Je crois qu’on peut dire que j’ai eu chaud 🙂

Nous pouvions sereinement cette fois nous rendre devant notre porte. Nous avons eu 20 bonnes minutes pour discuter avec le cerbère, sympathique au demeurant. Et enfin, vers 18H40, les portes se sont ouvertes.

Inutile de vous dire que 95min avant la fin de l’échauffement, à part des tarés comme moi et quelques journalistes, y’a pas grand monde !

Mais c’est pourtant maintenant que tout se joue, trouver LE spot. Déjà première chose, savoir qui s’échauffe de quel côté puis d’où rentrent / sortent les joueurs.
Après ce détail technique, il faut réussir à accéder au bas des gradins, à des places qui ne sont pas les nôtres. Et un peu style « Brooklyn », je me suis d’abord vu refuser l’accès par deux fois, je voyais déjà le cauchemar recommencer… mais un peu de psychologie aidant et surtout un peu d’intelligence humaine feront que l’on pourra accéder à notre requête.


En 2013, j’étais en plein dans la Hype Knicks, alors que de l’autre côté, il n’y avait quasiment personne pour les Nets. Cette année, j’ai fait volontairement l’inverse, préférant supporter les Hawks. C’est donc tout naturellement que nous nous sommes postés à la sortie des joueurs d’Atlanta.

Et grand bien nous a pris puisque ça a bougé très rapidement.

D’abord les jeunes Hawks menés par Jim Thomas, l’assistant coach, puis après leurs échauffements respectifs, Dennis Schroder, Mike Scott et le moins jeune Pero Antic :

N’ayant pas de carte d’eux, j’ai fait des « montages » très simple sur papier cartonné avec les moyens du bord… finalement ils ont signé en très grand, et ça n’est pas désagréable.

Même si ce n’est pas encore la folie, la salle commence à se remplir :

Depuis un moment je voyais les deux invités Dikembe Mutombo et Steve Smith dans le tunnel et n’espérais qu’une chose, qu’ils sortent ! Steve Smith a fini par sortir, me disant qu’il reviendrait pour me signer mes cartes après son passage télé… autant vous dire que je l’attends toujours ! C’est aussi le moment choisit par le sympathique sosie de Do Wilkins qui nous servait de vigile pour me rappeler que je devais me tenir à carreaux, ne pas gueuler après les joueurs, attendre qu’ils viennent à moi, bref être un bon robot sinon je dégageais. Dans le même temps, le gars que l’on voit serrer la main à Antic plus haut, n’arrêtait pas de parler à des gars en costard, en Français, me pointant souvent du doigt en disant que c’était « ça qu’ils voulaient voir, des fans qui demandent des autographes » bla bla bla, dommage de pas exactement mettre en exécution les jolis mots, qui que tu sois, Monsieur 😉

Les Cheerleaders aussi sortaient de leur cachette :

L’échauffement s’intensifiait :

De l’autre côté, Alan Anderson sortait pour s’échauffer avant Paul Pierce, Teletovic, Joe Johnson, Jet Terry (que j’ai vu passer avec Livingston non changés, longtemps après notre arrivée).

Du notre, John Amaechi, local de l’étape :

La Slam Nation made in Hawks était présente pour faire le spectacle pré-game, et franchement, ils assurent à un niveau démentiel, c’est du dunk « en haute altitude Messieurs Dames !! »

Les mascottes avaient fait le voyage et pas pour rien car elles ont encore une fois fait le show. Au passage, claquer la main de la mascotte des Nets, clairement une mauvaise idée 😉

Mon angoisse dans le stress de ces moments de « chasse », c’est de me tromper de joueur en présentant une carte. Je suis loin de connaître les effectifs par cœur, surtout les Rookies ou jeunes joueurs alors je m’étais préparé en révisant un peu chaque soir. Et bien malgré mes révisions (mes parents se souviennent encore que j’étais capable plus jeune de dire le nom du joueur quand on me donnait le numéro de la carte style Rain Man « han han, qui est le batteur, qui est le batteur à la base 2, han han ») j’ai réussi à me vautrer… et bien comme il faut !

Le souriant James Nunnally arrivait bien volontaire pour me signer ma fiche sauf que « it’s not me ». Ah oui, c’est pas toi « Shelvin Mack » ? Ah… mais t’es qui ?????? SHAAAAAAAAME ON MEEEEEEEEEEE, ce qui a bien fait marrer le vigile derrière.

Shelvin Mack, pour votre culture, c’est lui (autant vous dire que je n’ai pas osé lui demander d’auto, ayant peur de me tromper une nouvelle fois.)

Le sympathique Gustavo Ayon a fini par sortir, là je ne me suis pas trompé :

Tout comme Louis Williams, Jeff Teague et Paul Millsap qui se sont eux arrêtés après leur échauffement :

Xavier Vaution de BeIN Sports était aussi dans la place, en compagnie de Jacques Monclar, je lui ai demandé de pas trop dire de connerie parce qu’on avait enregistré le match et qu’on le regarderait en rentrant, ça l’a fait marrer et il m’a répondu qu’il essayerait pour une fois !

Dans le genre un peu plus légende NBA, nous avions aussi Danny Ferry, dont j’avais totalement oublié la très certaine présence (en tant que GM des Hawks, imbécile que je suis !!). Il a quand même apprécié qu’UN fan l’arrête, sous l’oeil d’une caméra proche, très proche, au moment de la signature ! Le champion NBA 2003 avec les Spurs m’a signé une blank carte sympa mais je regrette tout de même de ne pas avoir anticipé sa présence, j’avais plein de cartes de lui !

Et celui que j’attendais le plus arriva, le shooteur fou, Kyle « Ashton » Korver ! Le #26 des Hawks restait sur une série de 107 matchs avec au moins 1 panier à 3 points inscrit, battant quelques jours avant le record de Dana Barros (record qui peut paraître un peu con mais qui est loin de l’être, preuve d’une régularité incroyable…).
Il s’est arrêté AVANT son warmup (rare) pour me signer ma carte. Je lui avais envoyé un tweet la veille pour lui demander de s’arrêter quand il sortirait des vestiaires. Je lui ai fait remarquer mais ça lui en a touché l’une sans faire bouger l’autre, il a juste (très logiquement) répondu « oh thank you ! »

Ce regard de tueur vers l’appareil !

A la sortie de son échauffement, il m’a tapé dans la main, je pensais lui avoir piqué son fluide à cette occasion (puisqu’il fera 1/8 à 3 points sur le match) mais je préfère mes stats vous laissant imaginer que je n’ai pas fait beaucoup mieux samedi :s

Plus de joueur à l’échauffement, Darvin Ham (Champion avec Detroit en 2004) pouvait lui aussi à son tour aller grignoter et se changer. L’assistant coach s’est montré assez surpris que quelqu’un lui demande un autographe mais très chaleureux et respectueux.

Un dernier petit coucou à Danny Ferry :

Et les joueurs revenaient sur le parquet pour leur dernier échauffement avant le match !

Il ne fallait pas leur demander d’où ils venaient sinon ils mordaient ! Super sympas les ultras d’Atlanta !

Ils ont passé leur match à hurler après Paul Pierce, c’était vraiment drôle, ça faisait même marrer les joueurs des Hawks pendant l’échauffement.

Une dernière vue globale de la salle et on retourne à nos vraies places, un peu plus haut…

Pile à temps pour les présentations des équipes et les hymnes. On éteint les lumières et on apprécie le spectacle.

Pour enfin pouvoir vivre le démarrage du match avec l’entre-deux :

Quelques photos de match, je n’ai pas voulu trop sortir mon objectif pour ne pas me faire griller. Si vous cherchez de belles photos proches du terrain, je vous conseille ce lien.

Pour résumer le match, je dirais qu’il n’y en a justement pas eu. Dès la fin du 1er quart-temps, le suspens était presque tué à cause (ou grâce !) de Joe Johnson, littéralement en feu sur cette rencontre. De l’autre côté le pauvre Kyle n’a fait que courir après son shoot et n’a réussi à poursuivre son counter Kyle qu’à la fin de la rencontre en mettant un pénible shoot longue distance avant de sortir poser ses fesses définitivement au bout du banc. Il faisait d’ailleurs bien la gueule en sortant…

A la fin du second quart temps, nous avons enfin pu vivre la présentation des légendes, Smith, Mutombo et Amaechi (sans Wilkins, muf…)

Un peu plus tard, c’était au tour de Sir Paul McCartney de recevoir les honneurs du public, présent dans la salle avec sa fille créatrice de mode, « Hey Jude » a retentit et tout le monde a chanté en cœur, un grand moment. J’ai pensé à tous les stratagèmes possibles pour l’approcher en vain… je l’ai raté cette fois, je le raterai pas la prochaine !

A la fin du match, je suis re-descendu proche de la sortie des joueurs pour espérer un jet de maillot ou… des serviette Gatorade 🙂

C’est finalement Elton Brand qui me fit un superbe cadeau (que Manuela trouve absolument dégueulasse mais bon…) en me jetant un de ses deux « poignets », on se comprend, il ne m’a pas vraiment jeté un poignet mais bien le poignet « éponge ».

Marrant d’ailleurs il ne les portait pas (il a donné l’autre à un fan plus proche de lui avant de me proposer le second) en première mi-temps, il a dû avoir un coup de chaud au vestiaire !

Jamais content, le vent de Steve Smith me restait entre la gorge. J’avais 3 légendes de la NBA (Mutombo, Smith et Wilkins à quelques mètres, impossible de les rater…)
Manuela m’a dit après qu’elle ne m’avait jamais entendu hurler si fort ! Mais ils ne venaient pourtant pas !
Manque de réalisme comme dirait Laurent Blanc ou de réactivité, je n’ai pas couru quand il l’a fallu pour approcher Mutombo, my bad, par contre, je n’ai pas fait l’erreur deux fois quand Steve Smith est arrivé et je me suis collé dans la foule pour ENFIN obtenir mon sésame.

Grand fan du joueur que je collectionnais dans les années 90 (et dont j’ai gardé la collection !), c’est une sacré chance, même si c’était une « rencontre » plus que rapide.

Toutes les meilleures choses ont une fin, il faut savoir dire au revoir et à l’année prochaine (on espère) avant que la NBA arrive avec le nouveau Bercy peut-être dès 2016 à Paris ?

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